
J’ai toujours eu envie de photographier mes tenues pour garder
une trace des assemblages de couleur que j’opérais.
J’avais envie de tester la formule de Malévitch qui disait que l’art moderne avait fait sortir la couleur de la palette pour s’emparer des objets du monde comme matériau artistique. Que la toile s’était effacée et que la peinture s’incarnait maintenant dans le monde réel.
Donc, je me sentais libre d’utiliser des habits et des bijoux sur moi
aussi bien que des peintures sorties d’un tube et posées sur une toile.